Le coaching pour se libérer de l’addiction ou dépendance aux jeux vidéos

Des univers réalistes et passionnants

Les MMJ ou MMORPG sont des univers virtuels où des joueurs font évoluer des personnages en compétences et en puissance. Grâce à l’expérience gagnée lors de combats contre des créatures, les joueurs accèdent à de nouvelles possibilités qui s’ouvrent au fil du temps, durant leurs quêtes et leurs combats.

La particularité de ces univers tient du fait qu’ils permettent une évolution sur le long terme. Par exemple, le jeu EverQuest peut être traduit « Quête Eternelle ». Le temps de jeu peut facilement s’étendre sur plusieurs années. Et la découverte des zones géographiques peut aussi durer, par exemple le continent de Norrath sur Everquest a une superficie environ égale à la Suisse. La particularité est donc l’immensité de l’univers et la richesse de ses possibilités.

Un espace de détente et de jeu

Se détendre devant un jeu vidéo n’est pas un problème en soi, mais il peut le devenir s’il commence à prendre trop de place ou devient une échappatoire au présent et donc au réel. Cela peut aller jusqu’à une forme de dépendance. Dans certains cas, le jeu va prendre le pas sur les responsabilités et les exigences de la vie. Dans certains cas, les compétences sociales et relationnelles pourront diminuer.

Addiction jeu vidéo - Coaching dépendance

Exemple de raid WWO : coopération et action

Se libérer de l’addiction au jeu vidéo :

Pour les personnes qui souhaitent diminuer cette place du jeu vidéo et le replacer dans des limites raisonnables, le coaching peut être un accompagnement intéressant. L’envie réelle et palpable de diminuer le jeu est un pré-requis primordial pour démarrer un coaching avec cette méthode. Idéalement, la personne souhaitant démarrer un coaching aura déjà essayé plusieurs techniques ou accompagnements infructueux. En d’autres termes, la motivation et l’envie d’essayer est un point important pour la réussite de l’accompagnement. 

L’accompagnement individuel commence en général par une discussion où la personne devra exposer précisément ce qu’elle apprécie le plus dans cet univers et dans le fait de jouer.

En fonction de ces éléments, le travail du coach sera de proposer des grilles de lectures, des hypothèses sur le pourquoi de cette appétence au jeu vidéo. Le point central est de comprendre ce que le joueur cherche, au fond, quand il joue. Afin de lui permettre de prendre conscience précisément du point recherché dans cette pratique virtuelle. Une fois identifié et comprise, le joueur peut tout naturellement le rechercher dans la vie réelle.

C’est le point central de la méthode : connaître la valeur qui est recherchée et comprendre qu’elle est peut-être recherchée sur le mauvais chemin (jeu de rôle, virtuel). Que la valeur (le besoin) gagnerait à être recherchée dans la vie réelle.

Pour récapituler, la méthode consiste à comprendre les raisons sous-jacentes de cette soif, voire dépendance au virtuel, pour permettre une sortie rapide du problème, et surtout par le haut (sans lutte excessive ou frustration refoulée). Normalement, cette méthode évite le risque de rechute car le coaché s’éloigne de lui-même du jeu, et non pas obligation morale ou en se forçant à le faire.
Ainsi, une compréhension des causes subtiles de l’addiction au numérique par le joueur (voire le hardcore gamer) peut rapidement couper l’appétence, car les causes sous-jacentes ont été démasquées et comprises dans son for intérieur (on parle de prise de conscience ou plus communément de déclic).

Cette méthode d’accompagnement en coaching a pour but de rendre lisibles à la personne les différentes hypothèses existantes sur le pourquoi profond de son intérêt excessif pour un univers numérique (univers qui est par définition factice). Et, ce qu’elle chercherait peut-être au fond, quand elle fait ce qu’elle fait. Les changements pourraient alors intervenir plus rapidement et facilement, l’énergie cessant d’être détournée d’un but stérile (le virtuel), d’ailleurs la plupart du temps dans une aspiration très noble (sublimation) ; pour être redirigée vers les enjeux du présent vivant, moins éclatants, moins simples mais bien plus prometteurs sur le long terme en terme de santé et d’accomplissement de soi.

Ce cheminement peut se faire assez rapidement (7 – 15 séances) avec l’objectif de diminuer significativement la dépendance au jeu. Pour permettre cette évolution, les séances vont être axées sur la compréhension des causes inconscientes de cette forte appétence pour le jeu.
Il s’agit d’un travail de prise de conscience intérieure et d’approfondissement de la connaissance de soi. Ce travail se concentre généralement sur un, ou plusieurs des points suivants :

  • La quête inconsciente d’un monde magique : L’aspiration inconsciente à des possibilités cachées ou magiques. Retrouver le merveilleux dans la vie réelle.
  • La recherche inconsciente d’une destinée élevée : retrouver une vocation profonde et une noblesse intérieure dans la vie réelle.
  • Le choix du pseudonyme : une recherche inconsciente de son identité profonde. La notion de Nom secret.
  • La biographie virtuelle : l’itinéraire du personnage (roleplay character) peut donner des indications sur les enjeux et les valeurs personnelles à rechercher et à déployer dans le présent réel.
  • Pour les personnages nécromans ou PvP (nécromancien, voleur, elfe noir, undead, shadow-knight) : comment assumer et apprivoiser ses désillusions, sa part d’ombre, ainsi que ses pulsions de mort ?
  • Pour les personnages luttant pour le Bien (paladins, clercs, haut-elfe) : comment assumer et apprivoiser sa part de lumière, dompter ses pulsions de vie ?
  • Le sentiment de liberté et d’exploration du monde virtuel : une aspiration au mouvement et à la découverte. La notion de nostalgie.
  • Gagner des niveaux d’expériences dans le jeu : pâles copies des différentes initiations intérieures de la vie réelle.
  • La montée en puissance du personnage avec son arbre des compétences : une recherche inconsciente d’évolution individuelle. Comprendre l’arbre de vie.
  • Le plaisir d’évoluer dans un monde où le temps passe vite : une illusion de fluidité, comprendre et transposer la notion de flow dans la vie véritable.
  • L’unité et la fraternité : guildes, clans et groupes ; un nécessaire besoin intérieur de coopération mais fondamentalement stérile puisque les accomplissements sont virtuels. Unir ses efforts dans une cause collective réelle.
  • La quête d’une epic ou d’un objet virtuel : objectif trompeur d’une aspiration pourtant noble d’acquérir le sacré.
  • La notion d’aventure, de courage et d’accomplissement : clarifier ses valeurs profondes et les appliquer dans la vraie vie.
  • La relation du Joueur et de son personnage : Une version dégradée de la relation entre Esprit, âme et personnalité.
  • La simplicité du jeu, les univers noob-friendly : l’intolérance à la frustration, développer le courage et la persévérance dans la vraie vie,
  • Affronter dragons, monstre, ou boss : une transposition inconsciente du désir de se confronter à un Grand Adversaire.
  • Le temps de jeu excessif : un détournement voire un pillage d’une prédisposition à la spiritualité.

 

Selon le caractère et les besoins de la personne accompagnée, ces différents points peuvent être abordés de façon totalement personnalisée et progressive. Les points évoqués ci-dessus invitent la personne à envisager des pistes sur les possibles raisons de son appétence à ce type d’univers. Une fois ces raisons comprises et clarifiées, la personne peut beaucoup plus facilement réorienter son temps et son énergie vers ce qui est réellement important. L’hypothèse étant que le jeu vidéo ne serait qu’un moyen pour lui d’approcher ces différentes valeurs. Grâce à ces clarifications, le gamer pourra choisir de se détourner ou de réajuster son rapport au jeu.

En d’autres termes, après la phase de compréhension, la personne coachée pourra plus naturellement rediriger son énergie, son temps et sa concentration sur des quêtes s’inscrivant dans la vie réelle sans sensation de manque insurmontable (puisqu’une vraie prise de conscience sous-tend la résolution de changer).

Le coaching pour se libérer d’une dépendance plus ou moins grande

Mon opinion personnelle est que la plupart des accompagnements contre l’addiction au jeu vidéo visent à réduire progressivement la consommation jusqu’à un point de sevrage. Cette baisse agit par la force, c’est à dire par la force de la volonté. Ma méthode est un peu différente dans le sens où elle propose des hypothèses de compréhension, qui, si elles trouvent une validité chez le coaché, peuvent débloquer en profondeur et durablement l’addiction au jeu. L’enjeu est de prendre conscience de pourquoi le coaché s’attache tant à l’illusion que constitue ce monde virtuel. Par exemple, le joueur sait très bien rationnellement que la vie est plus importante que le jeu, mais il continue pourtant à jouer, comme si c’était  “plus fort que lui”. Cela prouve bien que ce n’est pas un problème qui se règle rationnellement par l’argumentation et la volonté logique puisque le joueur le reconnaît lui-même. D’où l’intérêt de se positionner à un tout autre niveau. A un niveau de compréhension plus profond.

 

N’hésitez pas à me contacter pour toute question,

Adrien Marciano